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Friday, October 31, 2014

The Melancholy of Sunday


This is one of the first short novel that I wrote; and I  ain't gonna lie, it's the one I am the most proud of to be the author.
 The title instantly came to me and Gosh... I still remember that Sunday morning of April 2nd in Morocco.

I am not gonna write down here all the story because I have to keep a part and also I am afraid (I think it's the word) to see someone else steal it and I have to say, everything here is exclusive to my rights and image.

The original version was wrote in French and here we go, a part of the story.

The Melancholy of Sunday

Les cloches sonnent et l'heure du repas; il est donc déjà midi-trente, le temps passe si vite et puis pourquoi descendre pour manger? La faim n'a plus grande importance pour moi, si seulement je n'étais pas né, aurais-je autant souffert? Je ne pense pas. Mon statut d'enfant « in désiré » ou encore « non souhaite » comme d'autres diraient, ma infligé depuis tout petit, l'allure d'un adolescent triste, malheureux et peu chanceux, car la seule chance que j'ai eu, c'est de me retrouver dans cet orphelinat. Le fait d'avoir été abandonner par mes parents très jeunes, m'a mis dans une relation très familière avec une vague interminable de souffrances. Depuis lors, j'ai vu devant moi, se dérouler le film de ma vie tel une mélodie triste qui pour moi devrait s'achever maintenant sur son dernier accord de musique.
J'essaye de mettre des noms sur les visages qui défilent dans ma tète; tout me parait noir, flou, sombre; j'insiste, je tiens a tout prix a me rappeler au moins d'un heureux évènement qui se serait déroulé au cours de ces dernières années, mais en vain. Je me revois gamin, tout chétif, jouant dans la cours de l'orphelinat et j'entends encore la voix de Madame Nyolo, la responsable et directrice du centre, me criant : «Arrête de jouer ainsi Julian, tu pourrais tomber et te faire mal...», on aurait dit une mère poule protégeant ses petits, toujours aux aguets et attentive au moindre geste incorrect. Ah! Tellement de souvenirs dans ma tête, malheureux rares sont ceux qui se présentent comme étant merveilleux.

Il est temps de rejoindre les autres, mais ce lit m'attire à nouveau, j'ai l'impression de tomber de jour en jour dans la torpeur; il est certes vrai que certains trouveront invraisemblable que l'on puisse perdre le gout de la vie a dix-neuf - ans et que l'on puisse tout trouver amer, lugubre, voir même funeste; mais la vie elle ne m'a jamais fait de cadeaux.

Es ce déjà la fin? Je veux ouvrir les yeux, mais le rayon lumineux qui éclaire la pièce à travers les rideaux me fait les refermer aussitôt. La pendule ne cesse de me rappeler à quel point le temps passe vite; c'est fou! Il est déjà dix-huit - heures alors que j'ai l'impression d'avoir passé une éternité sur ce lit. Le monde s'arrête de plus en plus pour moi. Il faut que je me cramponne au revers du lit, il faut que je me lève, que je quitte cette pièce qui de suite me parait morbide. Mes jambes me font atrocement souffrir ainsi que mon être tout entier. J'entends des cris venant d'en bas, il faut que j'appelle à l’aide; mais qu'es ce qu'ils font? il ne m'entendent pas, tout devient de plus en plus bruyant de leur cote.

Vingt-trois heures, toujours rien, personne ne vient et le centre me semble subitement calme. Etrange qu'ils n'aient tout de même pas remarqué mon absence au repas de midi et au diner. Mais ce n'est pas très surprenant. J'ai toujours été renfermer dans mon coin et ils n'auraient pas pu faire autrement. Ils ont l'habitude. Le tic - tac des aiguilles rend ma respiration plus lente comme de même elles évoluent dans la pendule a laquelle elles sont ...

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